Piliers du régime alimentaire

L'énergie
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Les composants énergisants de l’alimentation sont nécessaires pour les fonctions corporelles du cheval. Aussi bien l’appareil locomoteur que les processus internes dans le corps nécessitent de l’énergie en tant que « carburant ».

L’aptitude du propriétaire du cheval à adapter le régime alimentaire d’après le besoin du cheval est d’une importance cruciale à la fois pour la prestation du cheval et pour son bien-être. Nous allons aborder ici certains aspects importants touchant le besoin du cheval en énergie.

Source d’énergie Énergie issue des fibres : La source d’énergie la plus importante du cheval est la paille (herbe, foin, ensilage, chaume, etc.) L’énergie présente dans ces aliments pour animaux est extraite dans le côlon du cheval par fermentation de la cellulose à l’aide des microorganismes. Glucides : On trouve naturellement l’amidon et le sucre dans, par exemple, le foin, et également sous forme ajoutée, comme par exemple dans la mélasse et les céréales. Matières grasses On les trouve par exemple dans l’avoine et elles sont également ajoutées sous la forme d’huiles végétales.

Besoin accru Les périodes d’entrainement intenses impliquent toujours un besoin d’énergie accru. La plupart des propriétaires de chevaux sont conscients de cela, et ils apprennent ainsi à personnaliser l’augmentation d’activité aux besoins individuels du cheval. Il existe d’autres

situations dans lesquelles le besoin d’énergie accru peut être au moins aussi important alors qu’il est souvent négligé. Un séjour dans un froid rigoureux implique toujours une forte montée du besoin en énergie qui est souvent sous-estimée. De nombreux propriétaires de chevaux ignorent également grandement que la combinaison du vent et de la pluie a un effet refroidissant fort devant être compensé par un apport d’énergie accru. Si on ne le fait pas, le cheval décomposera sa graisse corporelle afin de produire de la chaleur, ce qui implique qu’il perdra sa couche de graisse l’isolant du froid et qu’en cas de froid continu, il entrera dans un véritable cercle vicieux. La gestation, la croissance et l’allaitement sont d’autres processus qui nécessitent beaucoup d’énergie. Le besoin en énergie durant la phase terminale de la gestation et le besoin accru lors de la période d’allaitement sont souvent sous-estimés. La production de lait implique par exemple un besoin d’énergie fortement accrue chez la jument. Durant les trois premiers mois après la mise bas, le besoin est particulièrement grand. On considère que le besoin en énergie est double par rapport au besoin durant les premiers mois de la gestation.

Différentes notions sur l’énergie L’unité de mesure que nous utilisons en Suède pour mesurer l’énergie est le MJ (Mégajoule). Nous allons revenir sur les manières de spécifier/quantifier l’énergie des différents pays. Examinons d’abord de plus près les différentes manières de définir l’énergie. Énergie brute : la quantité de chaleur qui se développe lorsque les aliments sont complètement brûlés. Énergie digestible (DE) : énergie brute moins le contenu énergétique dans les selles. Énergie métabolisable (ME) : énergie digestible moins l’énergie contenue dans l’urine et les flatulences. Énergie nette – (NE) énergie métabolisable moins l’énergie exigée par le fait de manger et la digestion. En Suède, le contenu énergétique des aliments est exprimé en énergie métabolisable MJ (ME). Au Danemark et en Norvège par exemple, le besoin et la formulation des aliments sont donnés en NE et dans l’unité FU (food unit) et en France, on communique également la formulation des aliments en énergie nette. En Allemagne, en Angleterre et aux États-Unis, on utilise la notion d’energie digestible. Aux États-Unis, on utilise le Mcal (Mégacalories) en tant qu’unité de mesure de l’énergie (peut également être utilisé dans certains autres pays). De plus la teneur en énergie des aliments est parfois déclarée comme énergie par kilo d’aliment, parfois par kilo de substance sèche d’aliment. Ce qui précède implique que les propriétaires de chevaux qui utilisent des aliments importés doivent être attentifs à la manière spécifique avec laquelle le contenu énergétique est déclaré. Le plus souvent, les protéines ne sont pas mentionnées en protéines brutes digestibles, mais seulement en %.

Les protéines
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Les protéines constitue le matériau de base de tout tissu corporel. Sur le plan chimique, elles sont composées de différentes manières, c’est-à-dire par la combinaison de substances appelées acides aminés. Certains acides aminés sont si importants pour les fonctions du corps qu’ils doivent être apportés chaque jour. On a l’habitude d’appeler ceux-ci les acides aminés essentielles (vitaux). La lysine et la méthionine font partie de ce groupe. Le besoin de protéines est le plus grand lorsque le cheval grandit, porte un fœtus en croissance ou allaite. Pour « entretenir et réparer » le tissu corporel chez un cheval adulte, on a besoin d’une quantité de protéines significativement moindre. Les chevaux âgés ont par contre souvent une aptitude réduite à absorber et tirer partie des protéines, et ils peuvent ainsi souvent avoir besoin d’un apport complémentaire.

L’apport en protéines de la ration de concentré doit être calculé avec soin en prenant en considération la teneur en protéines du fourrage. Le fourrage récolté précocement a souvent une teneur en protéines relativement élevée. Un printemps sec implique une récolte précoce par rapport au stade de développement de l’herbe, ce qui donne l’occasion de s’attendre à une teneur en protéines très élevée dans le fourrage récolté. Il existe ainsi une bonne raison d’analyser son fourrage et d’équilibrer avec précision la teneur en protéines de la ration de concentré. Le fourrage avec une teneur en protéines extrême ne convient pas aux chevaux car il est souvent pauvre en fibres et apporte au cheval un excès de nutriments.

L’excès de protéines donne souvent lieu à des problèmes d’estomac et peut considérablement nuire à la santé générale et au rendement du cheval. Dans des cas graves, par exemple lors de la fourniture en grandes quantités de protéines facilement solubles, de fortes diarrhées et des troubles mettant la vie du cheval en danger peuvent intervenir dans le fonctionnement du gros intestin par le biais de la croissance d’une bactérie spéciale (clostridium perfringens).

Qu’entend-on par qualité de la protéine ? Dans le contexte, nous souhaitons également souligner à quel point la qualité de la protéine est importante. Le régime alimentaire doit comporter des protéines ayant une composition d’acides aminés convenant aux chevaux. Les protéines qui ne peuvent pas être utilisées sont évacuées du corps, ce qui implique une charge consommatrice en énergie sur l’organisme. Un assez grand nombre de chevaux manquent probablement de protéines pour leur renforcement musculaire parce qu’une partie des protéines qui leur sont fournis est d’un type qui ne peut pas être utilisée.

Différents aliments pour animaux contiennent des protéines de différentes qualités. Les protéines que l’on trouve dans l’avoine habituelle sont de qualité moyenne tandis que le maïs, par exemple, en raison de sa composition en acides aminés, est une source de protéines relativement pauvre pour les chevaux.

Les produits KRAFFT contiennent tous des protéines de haute qualité, c’est-à-dire avec un degré d’absorption élevé pour les chevaux.

Carence en protéines Chez les chevaux qui ne sont pas en gestation ni n’allaitent, le signe le plus courant de carence en protéines est lorsque le cheval perd sa musculature ou éprouve des difficultés à se muscler. Dans de nombreux cas, une mauvaise composition de muscle est due au fait que le cheval reçoit trop peu ou le mauvais type de protéines dans son régime alimentaire. Dans certains cas, cela peut être dû à un apport d’énergie trop faible. Le cheval « vole » alors des protéines pour les utiliser en tant que source d’énergie. Le résultat est qu’il se retrouve avec trop peu de protéines pour construire les muscles. Une mauvaise composition de muscle doit toujours nous amener à effectuer un passage en revue approfondi du régime alimentaire. Il est donc très important que l’on « ait le contrôle » de la valeur nutritive du fourrage, l’analyse est la seule manière de faire.

Les matières grasses
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Les matières grasses se présentent habituellement sous forme de triglycérides où trois acides gras sont liés au glycérol. Elles se décomposent afin de libérer des acides gras et du glycérol qui se diffusent principalement dans l’intestin grêle. Tout comme avec l’amidon, de trop grandes quantités de matières grasses qui ne peuvent être absorbées dans l’intestin grêle sont ensuite accompagnées dans le gros intestin où elles peuvent causer des problèmes de fermentations indésirables.

Les matières grasses qui sont ajoutées aux aliments sont décomposées par un enzyme présent dans le suc pancréatique, la lipase pancréatique. Pour que le processus puisse fonctionner, on a besoin d’émulsifiants dérivés de la bile. Le cheval n’a pas de vésicule biliaire, les sécrétions biliaires sont donc déversées en permanence. Ainsi, le cheval ne peut pas digérer de grandes quantités de matières grasses en peu de temps. L’accoutumance aux matières grasses dans le régime alimentaire doit par conséquent se faire lentement et la ration max. recommandée est d’env. 70 à 100 g matières grasses/100 kg de poids vif et par repas, ce qui correspond à max 0,5 kg par repas pour un cheval de 500 kg.

Le cheval utilise des matières grasses en tant que source d’énergie et un excès peut provoquer de l’obésité. Les matières grasses contiennent plus du double de l’énergie des glucides. Pour les chevaux travaillant dur qui ont besoin de beaucoup d’énergie, il est positif de fournir des matières grasses puisque c’est un autre système dans la digestion des aliments comparé aux glucides qui fait fondre les matières grasses. Les matières grasses sont également utilisées pour contribuer à un poil brillant et pour maintenir ou développer la chair des chevaux ayant besoin d’augmenter leur poids.

Les acides gras acides linoléiques (oméga 6), acides linoléniques (oméga 3) et acides arachidoniques sont considérés comme essentiels, c’est-à-dire vitaux. Le besoin en matières grasses du cheval est inconnu, tout comme ses besoins en différents acides gras. La recommandation existante est d’au moins 0,5% d’acides linoléiques de la matière sèche. Pour la plupart des chevaux, le besoin est couvert conformément à la recommandation via le seul fourrage.

Des matières grasses supplémentaires sont le plus facilement ajoutées par le biais d’huiles végétales. Les huiles ont différentes composition en acides gras mais leur teneur en énergie est dans une grande mesure équivalente. Il est possible de nourrir le cheval avec la plupart des huiles végétales tant qu’elles sont de qualité alimentaire. Si l’on sert de la nourriture comportant des matières grasses/une huile supplémentaire, le besoin de vitamines E augmente.

Les fibres
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La fibre est un glucide structurel et peut également être appelée « cellulose brute ». La notion de fibre englobe la cellulose, l’hémicellulose et la lignine. Le cheval ne peut pas décomposer la lignine, mais les autres substances sont décomposées à l’aide des microorganismes dans le gros intestin.

La microfermentation dans le gros intestin a une grande signification pour le cheval car env. 75% de l’approvisionnement énergétique dans un régime alimentaire basé sur le fourrage provient de la fermentation des fibres d’acides gras à chaîne courte. Ce pourcentage baisse légèrement lorsque le cheval reçoit plus de concentré. Le système est très sensible et peut être troublé par des changements brusques d’alimentation. Les microorganismes ont besoin d’un approvisionnement uniforme et continu pour fonctionner de manière optimale. La fermentation des fibres prend plus de temps que, par exemple, la fermentation de l’amidon qui contribue à remplir le paquet intestinal, ce qui est naturel pour le cheval en tant que convertisseur de fourrage. Le volume dans les intestins est également positif pour l’équilibre hydrique. Une quantité trop faible de fibres peut à la fois influencer négativement la mesure de l’alimentation mais aussi la santé générale et le bien-être du cheval.

Le besoin en fibres du cheval n’est pas défini mais il existe des recommandations en ce qui concerne le fourrage qui correspondent à au moins 1 kg de fourrage en matière sèche/100 kg de poids vif par jour, mais si possible 1,5 à 2 kg. Il est important de connaitre la teneur en substance sèche dans le fourrage car elle peut varier beaucoup en fonction de la manière de récolter.

Les fibres sont fournis, pour leur plus grande part, grâce au fourrage mais il existe également d’autres matières premières qui contiennent d’assez grandes quantités de fibres, par exemple le son d’avoine, le son de blé, la fibre de betterave et la luzerne. Par contre, les céréales ont une faible teneur en fibres.

Sucre
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La dégradation du sucre Le sucre est un glucide complexe, les sucres simples sont appelés les monosaccharides et peuvent être connectés, par exemple, aux disaccharides. Pour être appelée sucre, la combinaison doit comprendre moins de 10 monosaccharides. Dans la nature, on trouve le sucre sous forme de glucose et de fructose, le sucre que l’on trouve dans le fourrage est principalement du glucose. Chez le cheval, les différents saccharides sont décomposés à l’aide des enzymes des monosaccharides qui sont absorbés dans l’intestin grêle. Le fructose est transformé en glucose dans le foie. Le sucre est très facile à digérer et augmente rapidement le niveau de sucre dans le sang.

Sucre dans l’alimentation Le sucre se trouve dans de nombreuses matières premières différentes. Le fourrage contient des quantités variables en fonction de sa composition, de la période de récolte et de la forme de stockage. La plupart des laboratoires analysent le sucre comme une partie de l’analyse du fourrage. Un foin moyen contient env. 10% de sucre dans le fourrage en matière sèche tandis qu’un ensilage a une teneur plus faible car une part du sucre est consommée dans le processus d’ensilage. Parmi les matières premières ayant une teneur élevée en sucre, on trouve par exemple la mélasse et la mélasse de pulpe de betterave. La mélasse contient env. 60% de sucre dans le fourrage en matière sèche. Les céréales et la luzerne ont une teneur inférieure, seulement deux pour cent. Les aliments fabriqués industriellement possèdent env. 3 à 5% de sucre, en fonction de leur domaine d’utilisation.

Le sucre comme source d’énergie Le sucre est, tout comme l’amidon, une source d’énergie et contribue également à donner une bonne saveur. Le cheval est fait pour manger du sucre et n’a aucun problème à en manger des quantités contrôlées. Tel que décrit ci-dessus, sa nourriture naturelle, l’herbe, contient environ 10 % de sucre.

Excès de sucre Il existe de nombreuses maladies qui sont liées à l’apport de sucre et beaucoup de recherches en cours se penchent sur la manière avec laquelle l’apport de sucre influence la santé générale et le bien-être du cheval. Si l’on veut diminuer l’apport de sucre, on doit alors choisir un ensilage à la place du foin où le processus d’ensilage a consommé une grande partie du sucre.

Amidon
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Dégradation de l’amidon L’amidon est un glucide complexe (polysaccharide) se composant de chaînes de molécules de glucose. Il existe deux types, l’amylose qui est non ramifiée et l’amylopectine ramifiée. La dégradation de l’amidon se déroule avec l’enzyme amylase. Chez le cheval, l’amidon décomposé est stocké (glucose) sous forme de glycogène, à la fois dans le foie et dans les muscles. L’amylase existe en concentration faible dans le suc pancréatique qui est approvisionné dans l’intestin grêle pour décomposer l’amidon. Par conséquent, le cheval ne peut pas décomposer de grandes quantités d’amidon à la fois, la quantité d’amylase permet de traiter env. 150 g d’amidon/100 kg de poids vif et par repas. La ration totale d’amidon ne doit pas être supérieure à 500 g/100 kg de poids vif et par jour (en plusieurs fois). L’amidon non digéré poursuit son chemin dans le gros intestin et peut occasionner des problèmes sous la forme de fermentations indésirables dans la digestion ultérieure. De plus, l’efficacité énergétique pour le cheval est supérieure lors de la décomposition de l’amidon par les enzymes dans l’intestin grêle que lors de la fermentation de l’amidon dans le gros intestin à l’aide des microorganismes.

L’amidon dans les aliments L’amidon se trouve par exemple dans les céréales. Dans la mesure où la structure de l’amidon est différente dans les diverses céréales, ces dernières ont donc différentes digestibilités. En traitant le noyau, par exemple par la cuisson à la vapeur, on peut influencer la digestibilité de l’amidon. L’avoine ayant un amidon plus facile à digérer que l’orge et le maïs, il est donc avantageux de l’utiliser. Ceci peut constituer une partie de l’explication du fait que certains chevaux peuvent être perçus comme impatients/énergiques lorsqu’ils reçoivent de l’avoine, l’amidon est facilement digestible et est rapidement absorbé dans l’intestin grêle et augmente les niveaux de sucre dans le sang. Dans le fourrage, le niveau d’amidon est bas, tout comme dans des matières premières telles que, par exemple, la fibre de betterave et la luzerne. Les aliments de müsli contiennent généralement plus d’amidon des aliments en granulés puisqu’il est plus facile d’utiliser des matières premières riches en fibres dans des granulés. Les matières premières riches en fibres sont perçues comme farineuses dans un müsli et ont besoin d’être mises sous forme de granulés si on veut les utiliser dans un müsli. Par conséquent, il peut y avoir une grande différence dans le niveau d’amidon chez les différents aliments et il est important de s’informer sur la composition des aliments.

L’amidon en tant que source d’énergie Le cheval utilise avant tout l’amidon en tant que source d’énergie, car il est facile à digérer et peut être utilisé pour un travail musculaire explosif. Pour fonctionner de manière optimale, le cheval a besoin d’énergie également d’autres nutriments, pour en savoir plus, veuillez lire le paragraphe sur les matières grasses et les fibres.

Trop d’amidon Un excédent d’amidon qui ne peut être absorbé dans l’intestin grêle, est ensuite accompagné dans le gros intestin où il peut causer des problèmes de fermentations indésirables. Ceci peut se manifester de différentes manières, par exemple par de la diarrhée. Par conséquent, veillez à bien suivre les recommandations qui existent et à garder un œil sur les selles et l’état général du cheval s’il existe un risque que vous vous trouviez dans la limite supérieure en ce qui concerne l’amidon dans le régime alimentaire.

Minéraux et oligo-éléments
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Les minéraux représentent un groupe de substances ayant une grande signification pour la chimie du corps et pour le fonctionnement chez différents organes. Il est de coutume de faire une différenciation entre macrominéraux et les microminéraux. Le dernier groupe est souvent appelé les oligo-éléments. Le calcium, le phosphore, le magnésium de même que le sodium, le potassium et le soufre appartiennent au groupe des macrominéraux. On entend par oligo-éléments le fer, le cuivre, l’iode, le cobalt, le manganèse, le sélénium, le zinc et le molybdène.

Il s’agit d’un vaste groupe de substances. Dans une certaine mesure, le cheval régule lui-même l’absorption, un mécanisme de réglementation qui est commandé par les hormones. De plus, il existe une interaction entre les différents minéraux, de telle sorte qu’un excédent ou une carence d’une substance peut influencer la capacité à en absorber une autre. Le fait que le cheval, dans une certaine mesure, auto-réglemente son absorption de minéraux n’implique pas du tout qu’en tant que propriétaires de chevaux on doive s’arrêter de s’intéresser à l’équilibre des minéraux dans le régime alimentaire. Il existe toujours un risque de manque malgré l’auto-régulation du cheval. Recevoir trop d’un minéral peut impliquer des troubles par rapport à un autre et, par conséquent, il est important d’obtenir le bon équilibre.

Le pourcentage de calcium et de phosphore est souvent discuté dans un contexte d’alimentation. Les deux se trouvent dans un équilibre sensible/fragile par rapport à l’autre. Le problème est que l’aptitude des chevaux à absorber du phosphore peut considérablement varier d’un animal à l’autre, et de plus, d’un moment précis à un autre. La flore bactérienne du gros intestin a également une importance cruciale pour l’absorption du phosphore. Celle-ci se produit en effet principalement sous l’action des bactéries. Pour que le ratio équilibré de calcium et de phosphore qui est apporté par les aliments soit absorbé de la bonne manière, le gros intestin doit fonctionner correctement.

Vitamines
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Les vitamines sont un groupe de substances qui sont présentes dans une série de processus vitaux dans le corps du cheval. Elles interagissent, entre autres, avec un groupe de substances que l’on appelle les enzymes. Le cheval ne peut pas produire lui-même la plupart des vitamines, et ces dernières doivent ainsi être apportées via le régime alimentaire. Veuillez trouver ci-dessous une courte information sur certaines vitamines habituelles.

Vitamine A La vitamine A a une fonction importante pour protéger et régénérer les muqueuses. De plus, elle a une influence sur la fertilité, le métabolisme, le système immunitaire de même que la vision nocturne.

Vitamine D La vitamine D influence le métabolisme du calcium dans le squelette et a, par conséquent une fonction importante dans la constitution du squelette. Sous l’influence de la lumière du soleil, le cheval peut produire lui-même de la vitamine D.

Vitamine E La vitamine E empêche la décomposition des cellules corporelles sous l’influence de ce qu’on appelle les radicaux libres, des substances qui se forment au cours du travail musculaire. Durant ce processus, cette vitamine interagit avec le sélénium. La vitamine E a également une fonction par rapport au système immunitaire du cheval.

Vitamine C La vitamine C est rarement donnée comme suppléments pour les chevaux. Certaines études montrent que les vitamines peuvent avoir une fonction spécifique pour la fertilité des étalons et des juments.

Vitamine B Les vitamines du complexe B contiennent des vitamines qui influencent la transformation d’énergie du cheval, la production de globules rouges, la production d’importants acides aminés de même que les fonctions du système nerveux. La plupart des vitamines du complexe B sont fabriquées par les microorganismes dans le côlon du cheval. Les troubles dans la microflore du gros intestin, par exemple suite à un stress et/ou un excédent d’amidon peuvent ainsi être une cause de manque de vitamines B.

Biotine La biotine est présente dans une série de processus, par exemple lors de la transformation des glucides, des matières grasses et des protéines. De plus, elle a une fonction pour l’entretien de la peau et de la couche des muqueuses. Certaines études montrent également la corrélation probable entre la biotine et la qualité de la corne de sabot. La biotine est produite par des microorganismes du gros intestin.

Eau
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L’eau doit toujours être considérée comme un aliment pour les animaux, et les exigences qu’on fixe pour l’eau que les chevaux boivent doivent être les mêmes que pour les humains. Tout comme le corps de l’être humain, le corps du cheval est principalement composé d’eau. Ceci exige donc une réflexion de la part du propriétaires de chevaux et une perte de liquide doit être compensée rapidement !

Pensez à la qualité de l’eau, la pollution dans l’eau des chevaux est à l’origine chaque année de beaucoup de nuisances sous la forme d’un rendement abaissé. Il peut y avoir des bactéries, de moisissures ou d’autres microorganismes qui dégradent la qualité de l’eau. Souvent, une mauvaise eau ne donne aucun symptôme externe spécifique, mais les défenses immunitaires du cheval se mobilisent pour combattre les organismes que nous avons mentionnés. Nettoyez soigneusement les seaux et baquets tous les jours.

Vérifiez les bacs à eau ! Les bacs à eau automatiques sont souvent une cause de déshydratation chez les chevaux. Un bac à eau automatique doit donner au moins 8 litres d’eau par minute. Sinon, le cheval se lasse facilement en appuyant sur le bras de la vanne. Testez cela en remplissant le bac à eau, placez un seau dessous puis appuyez pour faire sortir l’eau pendant une minute. Observez que le bac à eau soit bien rempli avant de commencer à décompter la minute Ensuite, mesurez la quantité d’eau reçue dans votre seau (qui doit être d’au moins 8 litres).

Quelle quantité d’eau un cheval doit-il boire ? Vous pouvez voir ci-dessous comment calculer facilement la quantité d’eau que votre cheval devrait boire quotidiennement. Les chiffres sont extraits des recommandations d’alimentation pour le cheval du SLU (2013). Entretien – 5 litres par 100 kg de poids vif

Travail léger à moyen – 7 litres par 100 kg de cheval Travail dur – 10 à 15 litres par 100 kg de cheval Jument allaitant – 8 à 10 litres par 100 kg de cheval

Tous les chevaux sont naturellement différents et, comme nous les humains, certains boivent plus que d’autres. Si un cheval boit un peu moins que ce qu’il devrait par jour mais se comporte toujours comme d’habitude, alors il n’est pas nécessaire de s’inquiéter.

Sel et électrolytes
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À la condition que le cheval ait accès à l’eau à volonté, ajoutez du sel de façon relativement satisfaisante en donnant au cheval un accès libre à la pierre de sel. Le sel pour les chevaux doit se baser sur un sel pur, par exemple un sel sous vide qui est la forme la plus pure de sel. Lors d’une transpiration abondante, le cheval perd de grandes quantités de sel et il est très important que cette perte soit compensée rapidement avant un effort car le sel remplit un rôle majeur dans la régulation de la soif. La pierre de sel est alors souvent inadaptée.

Tous les chevaux ont besoin d’un complément de sel, mais le besoin varie considérablement d’un cheval à un autre, de même que durant la saison. L’écart entre les chevaux est dû, entre autres, à la quantité de transpiration produite. L’accès libre au sel n’implique aucun risque d’excédent puisque le cheval excrète, via les reins, la quantité superflue. On considère habituellement que le besoin normal quotidien se situe entre 10 et 30 g de sel.

Le poulain peut facilement avoir la diarrhée en léchant une pierre de sel et tant que le poulain tête, il en obtient la quantité requise. Durant cette période, il est recommandé que la pierre de sel soit placée en hauteur afin que la jument l’atteigne mais pas le poulain. Lorsque le poulain est ensuite prêt à avoir son propre régime alimentaire et qu’il ne tête plus la jument, on met une pierre de sel en place.

Par la transpiration, le cheval perd ainsi non seulement de l’eau, mais également des électrolytes et du sel pur. Les électrolytes sont une désignation globale des substances qui influencent la régulation de l’équilibre hydrique du corps. En dehors du sel (également appelé sodium), le potassium appartient également à ce groupe. Un cheval sain peut lui-même stocker les électrolytes dont il a besoin mais lorsqu’un cheval transpire beaucoup ou est soumis à un travail dur, il peut parfois avoir besoin d’aide pour récupérer les électrolytes qui ont disparu. Les électrolytes aident le cheval à récupérer plus vite après des répétitions d’efforts et sont couramment utilisés chez les chevaux travaillant dur lorsque la quantité de sel n’est pas suffisante. De même, un cheval ayant des selles liquides peut avoir besoin d’électrolytes

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